CHRONIQUES DE L’ AN 3000 I Depuis la nuit les temps, les hommes n’en finissaient pas de mettre le monde à feu et à sang, sacrifiant femmes et enfants dans leur folie meurtrière. Leur quête de pouvoir sans limites avait fini par conduire la planète au bord du chaos. C’était à l’aube du 4ème millénaire. Entre temps les mouvements féministes avaient pris de l’ampleur, refusant avec toujours plus de force le rôle subalterne qui leur semblait à jamais dévolu et surtout ces incessants conflits dont elles se sentaient les innocentes victimes. Mais pour renverser cette immuable tradition machiste, il leur manquait ce rapport de force depuis toujours cruellement en faveur des hommes. Jusqu’à ce qu’une découverte déterminante tomba entre les mains de l’une de ces combattantes de l’égalité des sexes,et qui fut mise immédiatement à profit. Une découverte génétique permettant de fabriquer des êtres totalement sur mesure, récupérée par l’épouse même de son inventeur. Celle-ci aidée des plus acharnées guerrières aspirant à la domination absolue du sexe féminin, développèrent d’abord un virus qui extermina tous les hommes vivants rescapés de la dernière guerre globale. Les femmes s’étaient immunisées se rendant par la même occasion quasiment immortelles, puis elles se mirent à concevoir les premiers hommes artificiels, dont votre narrateur. Et nous autres nouveaux hommes, furent définitivement conçus pour ne plus jamais nuire aux femmes mais au contraire pour leur être à jamais totalement dévoués ; Nous fûmes fabriqués à l’échelle ¼. Plus tard, il y eut une autre variante de petits hommes fabriqués à l’échelle 1/8, puis il y eut les 1/16 et enfin les 1/32. Tout cela donna donc des hommes de respectivement 40cm, 20cm, 10cm et 5cm. Un voyage très pénible A ma sortie de la matrice, je fus rapidement mis « au jus ». J’étais un jeune homme vigoureux, auquel on aurait donné 18ans, et qui découvrait le monde. Tous les rudiments servant à la communication (langage parlé, lecture et écriture) me furent injectés, puis suivirent les notions de culture générale indispensables, et enfin les règles régissant ce monde, à commencer par l’obéissance absolue due aux femmes toutes puissantes, qui avaient le droit de vie et de mort sur chacun d’entre nous. Ainsi une femme s’était portée acquéreur de ma modeste personne, et je quittais donc un beau matin notre petite académie, pour l’aéroport, en vue de mon transfert vers la résidence de ma première maîtresse. L’embarquement se fit sous bonne escorte, nous étions assez nombreux à prendre place dans cet aéronef qui était avant tout conçu pour transporter des femmes. Des géantes donc, qui m’impressionnaient au plus haut point, telles ces hôtesses de l’air qui nous menèrent à nos petits sièges de façon plutôt expéditive. Je pris place au dernier rang d’un groupe de sièges situés juste devant une rangée de fauteuils pour passagères, et je regardais avec un peu d’inquiétude s’installer derrière nous, deux géantes, amicalement assistée par une de ces hôtesses qui nous avait poussé sans égard vers nos places. Nos sièges n’étaient vraiment pas confortables, le dossier arrivait à peine aux épaules, l’assise était dure, et évidemment nous étions installés au ras du plancher ; Ainsi, nous étions soumis à d’impressionnantes ondes de choc à chaque passage d’une hôtesse sur le couloir, au bord duquel je me trouvais. Le plancher moquetté vibrait et résonnait tellement sous ses pas, que cela nous secouait littéralement. Même si nous étions loin sous le niveau des hublots, nous comprîmes que l’avion avait décollé. Je regardais de temps à autre par dessus mon épaule les deux passagères installées derrière nous. Celles-ci discutaient bruyamment tout en sirotant leur boissons dans leurs verres pour géantes. Et soudain, alors que j’étais moi-même occupé à faire connaissance avec mon voisin, je reçu une méchante secousse dans mon dossier, suivi immédiatement d’une autre encore plus forte. Je m’y étais un peu attendu, la grande femme blonde juste derrière moi commençait à étendre ses longues jambes puissantes sans même se rendre compte que ses pieds chaussés buttaient violement contre mon petit siège. Je me retournais vivement, et tentais d’attirer l’attention de cette femme qui avait visiblement dans les 45ans ; elle avait une abondante chevelure blonde, un teint mat, sur un visage assez dur et une carrure plutôt fortement charpentée. En fait elle était toujours absorbée dans sa discussion avec sa voisine, et je continuais de voir ses pieds se balancer et venir heurter méchamment mon dossier. Je pris la décision d’attendre la passage d’une hôtesse pour essayer de faire cesser ce désagrément. En attendant il me fallait m’accrocher à mon siège et ne pas trop m’adosser. En fait cela cessa, peut-être parce que l’on servait le repas (enfin seulement aux passagères), et je pus re profiter de mon siège, j’inclinais même le dossier afin de prendre un peu de repos. Mais bien vite je sentis mon dossier bouger à nouveau, non pas des secousses, mais plutôt un fléchissement vers l’arrière comme s’il avait été soumis à une forte pression. C’était le cas en fait, et je perçus la présence des deux pieds déchaussés de la femme directement sur le haut de mon dossier, au moment où ils se positionnèrent de chaque côté de ma tête. Mon petit siège soumis à cette puissante contrainte pour laquelle il n’était pas conçu se mit à craquer et à gémir, quant à moi, je me retrouvais avec la tête encadrée entre les gros orteils des pieds de cette femme sans gène. Malheureusement aucune hôtesse n’était en vue, et interdiction formelle nous était faite de quitter notre siège pendant le vol. Alors il me fallut me résigner à subir ce tourment, et supporter avec une certaine inquiétude ces deux gros doigts de pied qui commençaient à jouer avec mon visage. J’étais ainsi bloqué, contraint de subir leurs mouvements puissants ; Mes joues et mes tempes étaient carrément labourées par la couture des bas qui courrait sur le côté des gros orteils sans cesse en mouvement. Et puis il y avait cette méchante odeur, une forte odeur de pied qui a transpiré et dont les bas étaient saturé, notamment sous ces doigts de pied qui ne me lâchaient pas. Cette femme était carrément entrain de se servir de mon dossier et de mes épaules comme repose-pied, en plus elle se permettait de me presser la tête entre ses gros orteils, et pour finir elle me contraignait de respirer l’affreuse moiteur odorante qu’exhalaient ses bas. Cela était insupportable. Enfin une hôtesse passa, une grande brune un peu enveloppée, genre cool, voire un peu trop familière avec la clientèle ;Néanmoins je décidais d’attirer son attention et en tendant le bras au maximum je réussis à toucher son mollet. - Qu’y a t-il petit homme ? me fit elle avec une sorte d’amusement sur le visage. Je lui montrait les deux pieds que cette passagère sans gène me faisait subir, et en me pinçant le nez je tentais de lui faire comprendre mon désagrément. D’abord ça la fit rire franchement, puis elle s’adressa à la femme derrière moi. - Pardon madame, il y a celui-là (elle porta son regard à ses pieds) qui n’apprécie pas de vous servir de repose-pied, qu’il trouve...comment dire...odorants ! La femme interrompue dans sa discussion d’avec sa voisine, enleva par réflexe ses pieds, ce qui me fit un bien profond. - Quoi ? fit elle. Puis elle réalisa ce que l’hôtesse venait de lui dire. - Il apprécie pas ? fit elle bien fort, surtout à mon attention, et là je compris que j’avais peut-être fait une erreur. - Alors il va vite apprendre à apprécier, ajouta t-elle en repositionnant brutalement ses pieds, dont les gros orteils prirent carrément ma tête en étau. L’hôtesse rigolait carrément de bon cœur, surtout de voir ma mine déconfite. L’odeur revint assaillir mes narines de plus bel, et la femme percevant ma grimace se fit alors un plaisir de modifier la position de ses terribles pieds ; Elle m’écrasa littéralement le visage sous la puanteur des orteils de son pied droit. Ma tête se retrouva méchamment maintenue en arrière faisant gémir à nouveau le siège, puis elle se mit à écarter et recroqueviller tour à tour ses puissants doigts de pieds sur mon visage encastré sous son bas abominablement imprégné de sa transpiration. J’hurlais, mais mes hurlements étaient étouffés, tout comme ma respiration, qui ne se faisait qu’à travers les mailles du bas saturé de la sueur secrétée par les orteils monstrueux de cette femme. J’avais essayé de saisir ce pied de chaque côté avec mes petites mains pour tenter de l’écarter de mon visage, mais en vain évidemment, je crois même que cela faisait rigoler davantage cette femme décidemment vulgaire et cette idiote d’hôtesse. Enfin les gros doigts de pieds semblèrent satisfaits de m’avoir littéralement humilié après m’ avoir ainsi contraint à les renifler et imprégner tout mon visage de leur transpiration puante. La femme repositionna ses gros orteils comme avant, m’écrasant presque les épaules sous eux, et me maintenant à nouveau la tête coincée. Là dessus l’hôtesse qui était toujours là, quitta à son tour une de ses chaussures, un monumental escarpin bleu marine abîmé et avachi, au talon bas. - Le petit mossieur n’aurait pas envie de sentir aussi le pied d’une hôtesse qui termine son 4ème vol de la journée ? fit elle en faisant un gros clin d’œil à la femme qui me bloquait toujours entre ses pieds. En fait, à peine s’était-elle déchaussée que j’avais immédiatement été agressé par les effluves généreusement secrétées par son pied aux orteils effrayants. Des doigts de pieds longs et potelés, enflés et suintant que je discernais avec terreur à travers les mailles grossières et usées de son bas bleu foncé. Un bas dont la partie renforcée autour des orteils était carrément empesé par leur transpiration longuement accumulée. Que dire de l’odeur, elle était incroyablement dense et je me retrouvais totalement terrassé lorsqu’elle posa son pied sur mon visage et me l’écrasa comme une balle de tennis sous ses énormes orteils. Je ne pus pas retenir ma respiration et cette fois je dus m’imprégner de cette odeur si dense jusque dans mes poumons, et je ne pus que battre inutilement des jambes, doublement immobilisé par les épaules et la tête. Tout le monde rigola de me voir ainsi ridiculisé, et je finis le vol massé et malaxé sans relâche par les orteils infatigables de la grande femme blonde qui finit par ne plus penser à moi, puisqu’elle avait repris son interminable discussion avec sa voisine. Maslo76@hotmail.com